Certaines salles du musée sont ouvertes pendant les travaux. Le musée fait l’objet d’une vaste opération de rénovation et d’extension (23000 m2) grâce à un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement.
La fin des travaux est prévue pour le printemps 2012. Ceux-ci concernent un redéploiement des collections et l’augmentation des surfaces d’exposition par l’ajout d’un bâtiment contemporain conçu par les architectes muséographes Pierre-François Codou et Franck Hindley associés à l’agence Amira Nouira architecte. Comme l’explique le conservateur en chef du musée national du Bardo, Taher Ghalia, la nouvelle présentation se veut « le témoin de la pluralité de l’identité culturelle tunisienne ». Les témoignages archéologiques des civilisations réhabilitées seront présentés au public à travers des départements dédiés à la préhistoire, à la civilisation phénico-punique, au monde numide, à la période romano-africaine, à la collection sous-marine de Mahdia, à l’Antiquité tardive et chrétienne, au judaïsme africain et à l’Islam. Il s’agit de faire du musée un pôle majeur pour un développement culturel et éducatif de qualité. Côté visiteurs, on s’attend à atteindre plus d’ 1 million par an.
Rappelons que, abrité dans un ancien palais beylical fondé au XVIe siècle et modifié par les différents beys y ayant vécu, le musée national du Bardo offre un magnifique cadre à l’exposition de nombreuses œuvres majeures découvertes depuis les débuts des recherches archéologiques en Tunisie. Initialement appelé musée Alaoui, du nom du bey régnant à l’époque, il prend sa dénomination actuelle de musée national du Bardo après l’Indépendance.
Le musée rassemble l’une des plus belles et des plus grandes collections de mosaïques romaines du monde grâce aux fouilles entreprises dès le début du XXe siècle sur les différents sites archéologiques du pays dont Carthage, Hadrumète, Dougga ou encore Utique. Certaines des œuvres exposées n’ont pas d’équivalent, telle la mosaïque « dite de Virgile » montrant Virgile en train d’écrire l’Enéide. Plus généralement, les mosaïques du Bardo représentent une source unique pour les recherches sur la vie quotidienne en Afrique romaine. De l’époque romaine, le musée renferme aussi une riche collection de statues en marbre représentant les divinités et les empereurs romains retrouvées sur les différents sites, notamment ceux de Carthage et Thuburbo Majus.
Le musée possède aussi de riches pièces libyco-puniques (masques grimaçants, statues de terre cuite et stèles d’un intérêt majeur pour l’épigraphie sémitique) découvertes sur le site de Carthage. Le musée abrite également des œuvres grecques, découvertes en particulier dans les fouilles du navire de Mahdia, dont la pièce emblématique est le buste d’Aphrodite en marbre. Le département islamique contient, outre des œuvres fameuses comme le Coran bleu de Kairouan, une collection de céramiques en provenance du Maghreb et d’Asie mineure.
AM
Musée national du Bardo
2000 Le Bardo – Tunis
Tél.: (+216) 71 513 650
Site : www.museedebardo-tunisie.tn/test/presentation.php