« Alf Thneya we thneya »: Aux confins du Sahara

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Dans son 27ème épisode, Alf Thneya we thneya, capsule de 1001Tunisie sponsorisée par La Badira (https://www.facebook.com/labadira/) et son Spa by Clarins, vous emmène à la visite du Sud tunisien. Un univers magnifique où les dunes de sables dépassent les 150 mètres. Cette immersion est non seulement une promesses de déconnexion. C’est aussi et surtout une garantie de retour à l’essentiel; les valeurs humaines, le respect de la nature et des autres.

Pour tenter d’entrevoir les secrets d’une nature aussi forte et austère que le Sahara se contenter d’un guide local, expérimenté et largement qualifié est primordial. Choisir un  natif du Sahara, un passionné et respectueux de sa terre pour vous initier à l’art et la manière d’y vivre est encore plus important. 3 jours passés dans le Sahara de Douz, guidé par les soins d’Arbi Ben Abdallah, guide chamelier et accompagnateur des rallyes du désert, s’avère en lui même une étape.

Arbi s’oriente dans le Sahara comme dans son propre jardin. Il passe de guide à coureur de de fond à danseur espiègle effleurant les dunes et les observant pour trouver sa voie et éviter de devenir prisonnier d’un Sahara en colère, le temps d’une tempête. Trouver ses marques, identifier des passages et assurer le meilleur des pistes pour le convoi des 4*4, de motos ou de camions est le quotidien du jeune homme.

Si le métier d’Arbi est de guider dans le Sahara, son sens de l’accueil et du « devoir » reprend le dessus dès que le soleil commence à se coucher. Sur les lieux du campement, il change de métier et assume un rôle d’hôte attentif: La tente est rapidement installée, le feu est allumé et la tisane (ou le thé noir) est rapidement prêt.

Pendant que les voyageurs prennent le temps de faire une balade pied nus sur le sable et de respirer un air sec et revigorant, le pain traditionnel du Sahara, « khobz el mella », est déjà en train de cuire. « El mella » est l’état du bois après le feu et avant les cendres. Il permet de cuire un pain, sans levure, en 15 minutes chrono. Enfoui dans le sable, le pain sort de terre doré, croquant et propre après quelques énergiques caresses.

Quand les étoiles commencent à scintiller, Arbi devient conteur et s’anime en racontant sa région :« Le Sahara de Douz est beaucoup plus difficile à traverser que ceux d’Algérie et de la Libye. D’ailleurs, les participants aux rallyes viennent souvent s’entrainer ici. Notre Sahara comporte plusieurs entrées entre les dunes, que nous appelons « les portes ». Quand on descend à travers ces entrées (les crêtes), ont trouve des creux (les bassins) où on peut prendre une pause. Pour avancer entre les dunes, il faut avancer comme un serpent ou un chameau. Cela, nous l’apprenons dès notre tendre enfance. De cet apprentissage dépend notre survie ».

Arbi Ben Abdalah rajoute qu’aimer le Sahara est impératif pour pouvoir y et en vivre : »Il est impératif d’aimer le Sahara et respecter son silence. Il faut aussi apprendre à économiser l’eau, la nourriture mais aussi le bois pour se réchauffer et cuisiner. Ici, connaitre les points d’eau où l’on peut s’approvisionner est vital. On ne rigole pas avec le Sahara! »

Durant ce périple que je vous conseille vivement, nous avons eu droit à tous les caprices de dame nature; le vent, la pluie, le ciel bleu, la tempête, la grêle, la brume…Et dans le Sahara, quand les éléments se déchaînent, ca ne rigole pas !  D’ailleurs et avant même d’y aller, j’ai appelé ce voyage « back to roots ». Il s’est avéré beaucoup plus difficile que je ne le pensais.

Ceci dit, cette aventure s’est révélée édifiante sur un point, la douceur et la générosité des hommes du désert n’a d’égale que la beauté de la mer de sable qui passe en fonction du ciel bleu, du jaune à l’or et de l’ocre au bronze.

Quand la beauté et la sérénité se mêlent, nous pouvons comprendre qu’en l’espace de quelques jours, certains peuvent se transformer en poète ou encore attraper le virus des grands espaces.

Vous l’avez surement compris, ce voyage m’a conquis, et je vous le conseille vivement. Le Sahara est magique, et il doit apprécié à sa juste valeur. Cependant, avant d’y aller, armez-vous d’un bon guide et d’une bonne dose de respect. Car le respect est le maître mot de ce voyage. Le respect de la nature et de l’homme sont la seule clef pour être autorisé à entrevoir l’essentiel du Sahara.

Pour écouter la capsule: