Le député Awatef Cheniti a indiqué vendredi, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales adressées au ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, que la Tunisie a enregistré environ 18.000 cas d’agressions contre les personnes âgées entre 2019 et 2022.
Selon le député, 46% des personnes âgées touchées par ces agressions ont été victimes de violences physiques, un chiffre qui met en évidence l’ampleur d’un phénomène social préoccupant qui touche une couche vulnérable de la population.
Un appel à des sanctions plus sévères
Dans son intervention, Awatef Cheniti a appelé à une réponse plus ferme de l’État face aux agressions visant les personnes âgées, notamment lorsque les victimes sont des parents âgés.
Elle a souligné la nécessité d’introduire des mesures dissuasives contre toute personne portant atteinte à la dignité des personnes âgées, soulignant que la protection des personnes âgées doit être renforcée tant au niveau juridique que social.
Un sujet de société sensible
Le député a également souligné l’importance d’assurer un environnement plus sûr aux personnes âgées, tout en appelant à une meilleure prise en charge et un meilleur accompagnement de cette catégorie, souvent exposée à de multiples formes de violence ou de négligence.
Ces chiffres, a-t-elle dit, constituent un signal d’alarme nécessitant la mobilisation des autorités et des institutions compétentes pour lutter contre les violences faites aux personnes âgées et préserver leur dignité.
Vers des mécanismes de protection plus forts
La question des agressions contre les personnes âgées a relancé le débat sur les mécanismes de protection sociale et juridique en Tunisie. Cela soulève également la question de la responsabilité collective dans la prévention de ces violences et dans le soutien aux personnes âgées victimes de maltraitance.
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