Mnaouar Sghir, directeur de la production agricole à l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), a déclaré que le secteur agricole tunisien est confronté à une pénurie de 25% en alimentation animale, notamment en aliments composés.
S’adressant à Mosaïque FM, il a expliqué que la culture du colza, introduite en Tunisie en 2014, représente une solution idéale pour combler ce déficit, car il s’agit d’une culture fourragère riche en protéines qui produit également une huile végétale de grande valeur.
Il a souligné l’importance de stimuler la production locale d’aliments pour animaux dans le cadre d’un plan national visant à atteindre l’autosuffisance et à réduire les importations.
Il a noté que les superficies actuellement cultivées s’élèvent à 15 000 hectares, produisant environ 16 000 quintaux, dont environ 7 000 quintaux sont utilisés pour la production d’huile végétale.
Il a ajouté que l’objectif est d’étendre la culture à 100 000 hectares, soulignant que cela apporterait des avantages majeurs, notamment l’atténuation de la pénurie de fourrage, la préservation de la fertilité des sols et l’enrichissement des sols en matière organique grâce à la rotation des cultures (blé-colza).