Anis Al-Khalafawi, représentant du deuxième Conseil des régions de l’État de Nabeul, a confirmé dans une déclaration au correspondant de la radio EFM dans l’État de Nabeul, Montaser Sassi, que les infrastructures de la région représentent aujourd’hui l’un des problèmes les plus importants qui entravent la réalisation de la justice sociale et l’avancement du développement et de l’investissement.
Al-Khalafawi a expliqué que de nombreuses délégations affiliées à l’Etat de Nabeul souffrent d’une détérioration significative des infrastructures, notamment dans les domaines des routes et de la désinfection, notant que les réseaux de désinfection dans certaines zones, comme la délégation de Grombalia, remontent aux années 1980, ce qui nécessite une révision complète et une restructuration globale selon une stratégie claire.
Le représentant a ajouté que les récentes fluctuations climatiques ont révélé la fragilité de cette structure, puisque de graves dégâts ont été enregistrés dans plusieurs délégations, dont Menzil Bouzalfa, Grombalia, Abou Arqoub, Taklisa, Al-Mida et Qarbous, ce qui soulève de sérieuses questions sur l’état de préparation des infrastructures à faire face au changement climatique.
Le député du Conseil des Régions a souligné que les projets régionaux actuels ne prennent pas en compte l’ampleur des problèmes accumulés, notamment dans le secteur de la désinfection, qu’il a qualifié de très usé, soulignant que cette situation affecte négativement la qualité de vie des citoyens et affaiblit l’attractivité de la région pour les investissements.
Concernant l’investissement, Al-Khalafawi a souligné que l’État de Nabeul dispose d’un potentiel économique diversifié, notamment le tourisme, l’industrie et l’agriculture, mais que la détérioration des infrastructures n’encourage pas les investisseurs et les hommes d’affaires à lancer de nouveaux projets, ce qui a eu un impact négatif sur les indicateurs de développement régional et les intentions d’investissement.
Il a également souligné qu’il existe une nette disparité de développement entre le nord et le sud de l’État, ainsi qu’entre les délégations côtières et intérieures, estimant que la justice sociale n’est pas réalisée comme on le souhaite, en particulier dans les délégations à forte densité de population comme Manzil Tamim et Taklisa, qui vivent, comme il l’a dit, dans une situation de développement désastreuse.
En conclusion de sa déclaration, Anis Al-Khalafawi a appelé à la nécessité d’adopter une vision globale du développement de l’État de Nabeul, en partant du sommet de la hiérarchie du pouvoir et en s’appuyant sur la décentralisation et l’équité dans la répartition des projets, dans le but d’améliorer les infrastructures, de promouvoir les investissements et de parvenir à un développement équilibré incluant toutes les parties de l’État.