Le processus de récolte des olives dans le gouvernorat de Kasserine connaît des progrès lents, puisque le taux n’a pas dépassé 20 pour cent, selon ce qu’a rapporté le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche, Mohamed Hassan Al-Azhari.
Al-Azhari a attribué, au correspondant de l’EFM Jahan Nasri, la lenteur du processus de récolte à la forte baisse du prix des olives et à la pénurie de main d’œuvre, notant que le prix de base de l’huile, ou ce qu’on appelle le « baz », est tombé entre 8 dinars et 8,5 dinars, en plus de la baisse du prix du kilogramme à 1 400 millimes.
La même source ajoute que les pluies ont provoqué une interruption temporaire de la collecte des oliviers. Bien que ces problèmes dans le secteur oléicole ne soient pas nouveaux et récurrents depuis des années (2018 à 2022), l’agriculteur reste toujours la partie la plus touchée et le maillon le plus faible du secteur, comme c’est le cas dans tous les autres secteurs agricoles, selon son expression.
Il est à noter que les estimations de la production d’olives pour la saison agricole en cours dans la province de Kasserine ont atteint 130 mille tonnes, ce qui contribue à la production de plus de 26 mille tonnes d’huile d’olive. Les zones oléicoles de l’État s’étendent sur 144 000 hectares et comprennent environ 15 millions de racines d’olivier, dont 38 pour cent sont de jeunes plantations.