Amnesty International a exprimé sa profonde préoccupation face aux informations selon lesquelles l’état de santé du leader tunisien d’Ennahda, Rached Ghannouchi, 84 ans, s’est détérioré et qu’il a été transféré d’urgence à l’hôpital.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook officielle, l’organisation a exhorté les autorités tunisiennes à veiller à ce qu’il reçoive « des soins médicaux immédiats et adéquats », conformément à leurs obligations en vertu du droit international des droits humains.
Amnesty a déclaré que le droit à la santé est garanti à tous les détenus sans exception, y compris l’accès à un traitement approprié en temps opportun et sous surveillance médicale qualifiée.
Il s’est également dit préoccupé par le maintien en détention de Ghannouchi pendant plus de trois ans, affirmant que les « poursuites en cours » contre lui soulevaient de « sérieuses inquiétudes » quant à d’éventuels motifs politiques, dans un contexte de ce qu’il a décrit comme un déclin des garanties d’un procès équitable en Tunisie.
L’organisation a noté qu’un avis du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire publié en novembre 2025 a conclu que la détention de Ghannouchi est « arbitraire ».
Ghannouchi, qui était président du Parlement avant sa dissolution par le président Kais Saied en juillet 2021, a été arrêté en avril 2023. Les tribunaux tunisiens l’ont condamné à des peines de prison totalisant environ 70 ans dans plusieurs affaires. Le 15ème En avril 2026, un tribunal tunisien l’a condamné à 20 ans de prison dans une affaire connue sous le nom de « rassemblement du Ramadan ».
Ennahda a indiqué jeudi que l’état de santé de son leader s’était « fortement détérioré » et qu’il avait été transféré « en urgence » à l’hôpital pour y être soigné et placé sous observation médicale pendant plusieurs jours. Le mouvement a renouvelé son appel à sa « libération immédiate », qualifiant sa détention d’« arbitraire ».
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