Le Syndicat tunisien des biologistes privés a demandé à la Caisse nationale d’assurance maladie, dite CNAM, d’accélérer le paiement des sommes dues aux laboratoires privés d’analyses médicales.
Dans un communiqué publié lundi, le syndicat a exhorté la CNAM à établir un échéancier de paiement clair et contraignant, tout en traitant les dossiers en suspens qui restent non résolus.
Délais de paiement supérieurs à sept mois
Le syndicat a mis en garde contre l’aggravation de la crise financière qui touche le secteur en raison des retards persistants dans le décaissement de ces paiements.
Selon la même source, les délais de paiement ont dépassé sept mois pour un nombre important de laboratoires, une situation qui menace désormais la continuité de leur activité et leur stabilité financière.
Les laboratoires ont maintenu leurs services malgré les difficultés
Le syndicat a souligné que les laboratoires médicaux privés ont continué à fournir des services aux citoyens pendant cette période, en particulier aux personnes aux revenus limités.
Il ajoute que les laboratoires ont assumé leurs responsabilités professionnelles pour assurer un accès ininterrompu aux services d’analyses médicales, malgré la pression financière croissante.
Une situation qualifiée d’insoutenable
L’organisation estime que la situation actuelle n’est plus tenable, compte tenu des difficultés rencontrées par les laboratoires pour remplir leurs obligations fondamentales.
Il s’agit notamment du paiement des salaires et des impôts, du règlement des factures des fournisseurs et de la couverture de diverses dépenses de fonctionnement.
Le syndicat a également indiqué avoir adressé des lettres à la présidence du gouvernement, au ministère des Affaires sociales et à la direction générale de la CNAM pour alerter de la gravité de la situation et appeler à une intervention urgente. Cependant, il a déclaré qu’il n’avait pas encore reçu de réponse officielle ni d’engagement sérieux quant à ses demandes.
La hausse des coûts aggrave la crise
Le Syndicat tunisien des biologistes privés s’est étonné du silence persistant, alors que les laboratoires restent engagés à payer leurs obligations fiscales et sociales dans les délais légaux.
Il a noté que ces obligations incluent les impôts dus sur les paiements non encore reçus.
Le syndicat a également souligné l’augmentation continue du coût des réactifs et du matériel médical, en plus des charges fiscales et sociales, estimant que ces facteurs ont encore aggravé la crise financière et menacé les bilans de plusieurs laboratoires.
Avertissement concernant des perturbations dans les régions intérieures
Le syndicat a averti que le fait de continuer à négliger cette question pourrait conduire à l’interruption ou à la suspension de l’activité d’un grand nombre de laboratoires, notamment dans les régions intérieures.
Une telle évolution, estime-t-il, affecterait négativement la continuité et la qualité des services d’analyse médicale, ainsi que le droit des citoyens à un accès équitable à ces services dans tout le pays.
En conclusion, le Syndicat Tunisien des Biologistes Privés a réaffirmé sa détermination à défendre les droits de ses adhérents et à préserver la continuité de ce service de santé essentiel par tous les moyens légaux légitimes.
Il a également appelé à des solutions urgentes pour assurer la stabilité du secteur et la continuité de ses services.
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