Des manifestants se sont rassemblés samedi à midi devant le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le quartier du Lac à Tunis, exigeant l’expulsion des migrants sans papiers d’Afrique subsaharienne et appelant l’organisation à quitter la Tunisie.
Parmi les participants se trouvaient des militants qui ont été vus en train d’organiser des manifestants avant de se joindre à la manifestation.
La manifestation s’est déroulée sous une forte présence sécuritaire, avec de nombreux véhicules de sécurité entourant le siège du HCR et les manifestants maintenus à distance du bâtiment.
Alors que la manifestation touchait à sa fin, certains militants ont été vus debout en face du quartier général hautement sécurisé avant de quitter la zone ensemble alors que les forces de sécurité restaient déployées autour de l’enceinte.
La migration est une question sensible en Tunisie, un point de transit clé pour des dizaines de milliers de personnes cherchant chaque année à rejoindre l’Europe.
En février 2023, le président Kais Saied a déclaré que « des hordes de migrants illégaux », dont beaucoup venaient d’Afrique subsaharienne, constituaient une menace démographique pour ce pays à majorité arabe.
Son discours a déclenché une série d’attaques à motivation raciste alors que des milliers de migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie ont été chassés de leur foyer et de leur emploi.
Des milliers de personnes ont été rapatriées ou ont tenté de traverser la Méditerranée, tandis que d’autres ont été expulsées vers les frontières désertiques de l’Algérie et de la Libye, où au moins une centaine sont mortes cet été-là.