La Tunisie se classe au 8ème rang des pays africains utilisant l’IA générative

La Tunisie intègre progressivement l’intelligence artificielle dans sa main-d’œuvre, tout en restant un acteur de niveau intermédiaire sur la scène mondiale. Selon un rapport récemment publié par le Microsoft AI Economy Institute intitulé « Diffusion mondiale de l’IA : tendances et perspectives du premier trimestre 2026 », quelque 13,5 % de la population tunisienne en âge de travailler (âgée de 15 à 64 ans) utilise désormais des outils d’IA générative.

Cela place le pays au 8ème rang en Afrique et au 79ème rang mondial sur 115 économies évaluées.

Une croissance régulière mais modeste

Le rapport, qui s’appuie sur des données télémétriques agrégées et anonymisées provenant des produits Microsoft, montre des progrès constants pour la Tunisie. L’adoption s’est établie à 12,3 % au premier semestre 2025, a augmenté à 12,7 % au second semestre et a encore gagné 0,8 point de pourcentage au premier trimestre 2026 pour atteindre 13,5 %.

La trajectoire de la Tunisie reflète celle de ses voisins nord-africains, avec l’Égypte à 14,8 % et le Maroc à 11,7 %. La moyenne globale du Sud se situe actuellement à 15,4 %, ce qui signifie que la Tunisie reste légèrement en dessous de la référence régionale.

Les dirigeants africains et les pionniers mondiaux

En Afrique, l’Afrique du Sud est largement en tête, avec 23,1 % de sa population active utilisant l’IA générative. La Namibie suit avec 15,1%, tandis que la Libye et le Gabon sont à égalité avec 15,0%. L’Égypte et le Botswana se partagent la cinquième place avec 14,8 %.

Juste au-dessus de la Tunisie, le Sénégal se classe au 7ème rang du continent avec 13,9%, suivi de près par l’Algérie (13,2%), la Zambie (13,1%) et la Côte d’Ivoire (13,1%).

À l’échelle mondiale, les Émirats arabes unis arrivent en tête de liste avec un taux d’adoption extraordinaire de 70,1 % parmi sa population en âge de travailler.

Singapour arrive en deuxième position avec 63,4 %, suivi de la Norvège (48,6 %), de l’Irlande (48,4 %) et de la France (47,8 %). La France est en tête des pays du G7 et dépasse largement les États-Unis, qui se classent au 21e rang mondial avec 31,3 %.

Un fossé nord-sud qui se creuse

Le rapport met en évidence un écart technologique important et croissant : le Nord affiche désormais en moyenne 27,5 % d’adoption de l’IA, tandis que le Sud est à la traîne, à seulement 15,4 %. Dans le monde, 26 économies ont franchi le seuil des 30 % d’adoption.