Ce matin, mercredi 25 février 2026, la Commission des Droits et Libertés a tenu une séance consacrée à l’écoute des représentants des intérêts du Conseiller Droit et Législation à la Présidence du Gouvernement et d’un représentant de l’Autorité Nationale de Protection des Données Personnelles, sur la proposition de loi organique relative à la protection des données personnelles.
Le président de la commission, Thabet Al-Abed, a confirmé que cette session est de nature essentiellement technique, soulignant l’importance d’aborder deux questions fondamentales liées à l’étendue de la compatibilité du texte de la proposition avec le système juridique existant et les normes de rédaction et de proportionnalité, et à l’étendue de la préparation du cadre institutionnel, en particulier de la Commission, à mettre en œuvre les dispositions proposées de manière pratique et plus efficace.
Il a également souligné le souci du Comité de veiller à ce que les textes juridiques édictés dans ce domaine soient applicables, à renforcer les droits et libertés et à mettre en place un système de contrôle efficace.
Les représentants de la Présidence du Gouvernement ont apprécié cette initiative législative et ont présenté un certain nombre d’observations formelles et substantielles pour améliorer encore le texte de la proposition, concernant notamment la composition de l’organisme et de son organe administratif en charge de la fonction publique, ainsi que sa composition à temps plein, estimant que ces questions pourraient poser des problèmes lors de la mise en œuvre.
Ils ont souligné qu’il n’est pas obligatoire de désigner un avocat devant l’organisme, considéré comme quasi-judiciaire, car cela peut entrer en conflit avec la philosophie et les exigences sociales de l’État, d’autant plus que cette représentation impose au citoyen un coût financier élevé.
D’autre part, les représentants du Premier ministre ont présenté un certain nombre de propositions d’amendements formelles et originales concernant certains chapitres.
Au cours de la discussion, les représentants ont soulevé un certain nombre de questions liées principalement à l’importance de renforcer l’indépendance de l’autorité et de fournir les ressources humaines et financières nécessaires pour lui permettre de remplir efficacement son rôle de surveillance, le degré d’intégration du texte de la proposition avec la législation en vigueur et le degré d’efficacité du système d’autorisation approuvé dans le texte de la proposition.
Ils ont également posé des questions sur le nombre d’agents et de dossiers traités annuellement par l’Autorité de protection des données personnelles, sur la numérisation du système d’attribution des licences et sur la question de l’extension des licences, qui ferait de l’Autorité un organe administratif au lieu d’un organe de contrôle.
Dans leur interaction avec les questions et propositions des députés, les représentants du Premier ministre ont confirmé que la question de l’exécution de l’obligation contractuelle sans obtenir l’approbation de la personne concernée par le traitement pourrait être une porte à des violations majeures dans le niveau d’exécution, et ils ont appelé à un réexamen de cette exception incluse dans le chapitre 16 du projet de loi.
Ils ont également appelé à revoir l’attribution de l’autorité de régulation à l’Autorité dans son domaine afin d’éviter la fragmentation des tâches et leur conflit avec l’autorité de contrôle, qui crée des problèmes de mise en œuvre.