Depuis des décennies, la Tunisie est le cœur de la solidarité nord-africaine et mondiale avec le peuple palestinien. C’est une nation qui a toujours choisi le bon côté de l’histoire, offrant un foyer et une voix à la lutte lorsque d’autres restaient silencieux.
Aujourd’hui, alors que le monde est témoin de l’escalade du génocide à Gaza et dans toute la Cisjordanie occupée, cet héritage de solidarité est plus vital que jamais. C’est dans cet esprit d’objectif commun et de profond respect mutuel que la Flottille mondiale du Sumud (GSF) appelle le gouvernement tunisien à abandonner immédiatement toutes les charges retenues contre nos organisateurs détenus et à les libérer sans plus tarder.
Un changement dans les marées
Le départ de la Sumud Flotilla 2 devait avoir lieu en avril/mai 2026 depuis la Tunisie. En février 2026, les organisateurs ont été informés qu’il était bloqué par les autorités. Peu de temps après, sept organisateurs de la flottille, dont deux membres du comité directeur mondial, ont été arrêtés sur la base d’accusations frivoles et infondées. De fausses accusations financières ont été portées contre eux et ils ont été placés en détention à partir de mars 2026.
Les arrestations ont débuté le 6 mars, visant Wael Nawar, Jawaher Channa, Sana Messaheli, Nabil Chnoufi et Mohamed Amine Ben Nour. Ghassan Henchiri a été arrêté le 7 mars, suivi de Ghassan Bougdiri le 11 mars. Sana et Jawaher ont été libérés après deux mois de détention dans des conditions extrêmement restrictives, notamment une mobilité restreinte et l’interdiction de toute activité politique. Les cinq autres restent incarcérés à ce jour.
L’humanitarisme et la solidarité palestinienne ne sont pas des crimes
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Criminaliser ceux qui s’organisent pour Gaza, c’est pénaliser les valeurs mêmes que la Tunisie a défendues sur la scène mondiale : la solidarité avec la Palestine est un devoir moral et doit transcender toute friction bureaucratique ou judiciaire.
Les organisateurs tunisiens sont animés par la même impulsion qui anime des millions de Tunisiens et de personnes de conscience dans le monde : la nécessité urgente et humaine d’arrêter un massacre et de fournir une aide aux Palestiniens vivant sous le siège brutal et barbare d’Israël. Face au génocide, le fait de se tenir aux côtés des opprimés est un devoir moral fondamental.
Restaurer la voie de la coopération
La communauté internationale doit rester concentrée sur la catastrophe humanitaire qui se déroule en Palestine, et non sur les poursuites judiciaires contre ceux qui s’efforcent de l’atténuer. La Tunisie a longtemps servi de sanctuaire à cette cause, et il est essentiel que cette histoire soit honorée en libérant les militants détenus et en leur permettant de retourner dans leurs familles.
Veiller à ce qu’aucun citoyen tunisien ne soit poursuivi pour avoir soutenu la Palestine est la seule voie à suivre qui soit conforme à l’engagement historique de la nation en faveur de la justice. La Flottille mondiale du Sumud reste prête à poursuivre sa mission aux côtés du peuple tunisien, uni dans l’objectif commun d’une Palestine libre et libérée.
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