L’article d’aujourd’hui abordera un cas récent pour illustrer pourquoi les pays membres d’INTERPOL peuvent choisir de ne pas publier certaines notices rouges.
Notices rouges inédites : un exemple récent
Récemment, les autorités d’un aéroport marocain ont arrêté un Tunisien visé par une notice rouge et recherché pour suspicion d’implication dans un réseau criminel se livrant à la contrefaçon, à la fraude et au vol de voitures. Suite à l’arrestation, les autorités marocaines ont entamé des procédures d’extradition, en coordination avec les autorités tunisiennes.
Lorsque des individus sont arrêtés pour des notices rouges dans un lieu public, à l’aéroport ou à un contrôle routier, par exemple, ils sont le plus souvent pris au dépourvu parce que le pays membre demandeur a choisi de garder l’avis non publié. Comme l’a rapporté Disclose en janvier de cette année, moins de 10 % des 86 000 notices rouges en circulation sont publiques.
Le but de garder une notice rouge inédite est le même que de garder un mandat d’arrêt scellé : si une personne sait qu’elle est recherchée, elle est moins susceptible de voyager ou de se mettre en contact avec les autorités chargées de l’application des lois. Si le statut recherché est inconnu, le sujet est susceptible de prendre des risques pouvant conduire à sa détection, sa détention et son extradition.
Comment connaître votre statut de notice rouge
Comme indiqué dans un article précédent, le moyen le plus fiable de confirmer si vous faites l’objet d’une notice rouge est que la personne concernée ou son avocat contacte le CCF d’INTERPOL. Le site Internet d’INTERPOL présente un petit nombre de sujets répertoriés publiquement, mais la plupart des avis sont inédits et nécessitent une enquête pour obtenir une réponse définitive.
Comme toujours, les réflexions et commentaires sont les bienvenus.
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