Le marché immobilier tunisien a connu deux phases de développement : la première de 2011 à 2020 suite à la révolution et la seconde pendant la pandémie de COVID-19 de 2020 à 2026, selon l’expert en efficacité immobilière Samir Zantour.
S’exprimant sur Mosaïque FM, il a expliqué que les prix de l’immobilier ont augmenté de 60 % au cours de la première décennie après la révolution, avec des augmentations variables selon les quartiers, qu’il s’agisse de quartiers modernes ou plus abordables.
Il a expliqué qu’en matière d’accès au crédit, une récente étude de la Banque centrale a révélé une baisse de 300 millions de dinars des financements alloués à l’achat de logements neufs, alors que la demande de prêts à la rénovation a atteint 11,3 milliards de dinars en 2025, en hausse de 315 millions de dinars par rapport à l’année précédente.
Il a ajouté que ces chiffres mettent en évidence à la fois la hausse du coût d’acquisition d’une nouvelle propriété et un changement dans les préférences des consommateurs tunisiens, avec un plus grand nombre de personnes choisissant de rénover leurs maisons anciennes plutôt que d’en acheter de nouvelles.
Il a également noté que la Banque centrale avait tenté de réduire les taux d’intérêt sur les prêts en mai et juin.