Le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes, en partenariat avec la Direction de la police technique et scientifique, organise une journée de sensibilisation sous le slogan « Carte d’identité du donneur », jeudi 21 mai à Tunis.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à promouvoir une culture du don d’organes et à renforcer la sensibilisation du public à son importance humanitaire pour sauver la vie de nombreux patients.
Le programme comprendra des présentations de médecins spécialistes et d’experts dans le domaine, axées sur le cadre juridique et les aspects religieux du don d’organes, ainsi que sur les objectifs et les avantages de l’inclusion du statut de donneur sur la carte d’identité nationale. Il abordera également les mécanismes conçus pour faciliter l’obtention du statut de donneur, étayés par des statistiques utiles, ainsi qu’une évaluation actualisée des activités d’obtention et de transplantation d’organes en Tunisie.
Bouthayna Zannad, coordinatrice chargée de la sensibilisation au don d’organes au Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes en Tunisie, avait déclaré dans des remarques médiatiques que plus de 1 500 patients sont actuellement sur des listes d’attente pour une greffe de rein. Elle a rappelé qu’en 2025, 37 opérations de transplantation rénale ont été réalisées, dont 23 provenant de donneurs en état de mort cérébrale et 50 provenant de donneurs vivants.
Elle a souligné que le nombre de donneurs enregistrés en Tunisie est estimé à seulement 16.000, un chiffre qu’elle a qualifié de limité par rapport aux besoins existants, alors qu’il pourrait potentiellement atteindre 100.000. Elle a souligné que le centre poursuit ses campagnes d’information et de sensibilisation pour renforcer la culture du don d’organes.
Il convient de rappeler que le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes en Tunisie (CNPTO) est un établissement public relevant du ministère de la Santé, créé en 1998.
La mission du centre est de coordonner et d’organiser les opérations de prélèvement et de transplantation d’organes, de gérer la liste d’attente nationale des patients, d’assurer l’attribution des organes en toute transparence et de promouvoir une culture du don d’organes afin de sauver des vies.
Pour assurer une répartition équitable des organes donnés par des donneurs en état de mort cérébrale, le centre s’appuie sur un système basé principalement sur une liste d’attente nationale unifiée, des critères strictement médicaux – dont la compatibilité des tissus et la gravité de l’état du patient – ainsi qu’un système informatique organisé qui détermine automatiquement les priorités.
La transparence est le principe fondamental qui doit être respecté. Elle est assurée par la non-divulgation de l’identité du donneur, l’absence de connaissance préalable du receveur, l’interdiction de toute compensation financière — le don étant gratuit — et le respect d’un cadre légal et d’une autorité centrale de contrôle unique, dans le respect du secret médical et en empêchant toute intervention personnelle.