« L’être-émouvant » se révèle, de la Tunisie vers le ciel étincelant de Ségou’Art 2019

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Au Mali, du 2 au 9 Février 2019 des artistes de tous bords participent à la biennale d’art contemporain Ségou’Art 2019 dans sa deuxième édition, dans le cadre du festival sur le Niger 2019 au Mali. Evènement ayant lieu à l’ancienne usine de coton (C.M.D.T) de Ségou, lancé et managé par Mamou Daffé, ingénieur culturel malien, et parrainé par Abdoulaye Konaté, l’une des grandes figures des arts plastiques du pays.

Forte présence de la Tunisie

La Tunisie, pays organisateur, se démarque par une forte présence artistique représentée d’un côté, par le collectif Interférences, promoteur de nombreux projets sur les arts de la lumières ; et de l’autre côté par « l’Émouvance des Émouvants », le nouveau courant d’art africain, fondé en Tunisie par Sadika Keskes, la célèbre artiste souffleuse de verre et directrice de la Galerie Alain Nadaud. Ce courant, ouvert sur l’univers, faisant l’apologie du beau et l’éloge de l’émotion, aspire à conquérir le monde dans sa chair grâce à l’art émanant de la beauté unique extasiée par le vrai, et se projette dans une nouvelle Ère artistique, audelà des frontières de l’art dit « contemporain ».

L’effervescence tunisienne, initiée par Wadi Mhiri, Artiste visuel tunisien, de par son intégration dans le comité d’organisation du festival en tant que scénographe, s’anime avec un peu plus d’une vingtaine d’artistes, tous mobilisés pour contribuer à faire fleurir l’art dans la terre-mère, ainsi que quelques acteurs culturels de renommée internationale ayant conférés, tels que : Rachida Triki, philosophe et critique d’art, Achref Chargui, musicien et directeur des Journées Musicales de Carthage et Sadika Keskes.

La révélation de l’être, moteur de progression des sociétés (Thème d’exposition de l’Émouvance des Émouvants)

A la C.M.D.T, une galerie est dédiée à « l’Émouvance des Émouvants ». Les sept œuvres présentées sont collectives, depuis la genèse de l’idée jusqu’aux dernières dispositions en place. Nourries par un puissant esprit de partage artistique et alimentées de la forte conjugaison des pouvoirs de création des artistes.

Conçues à partir de techniques mixtes, le 2 tissage prédomine, renforçant le lien entre l’œuvre et celui qui la regarde. Agencés en chaînes et trames, les matériaux croisent le réel et l’irréel, le terrestre et le céleste et nouent l’essence inconsciente à la vie existentielle. Figure 1 : Fenêtres du Beau sur Jardin (détail)

Figure 2 : Nœuds d’émotions sans col Une installation-performance portant sur l’interrogation de l’être et intitulée « l’être est. Le mien est vivant » a été réalisée en exclusivité et a eu un grand succès auprès d’un public varié, composé de toutes les tranches d’âge.

Figure 3 : Performance « l’être est. Le mien est vivant »

Au centre de l’exposition, la « révélation de l’être » trône sur le piédestal. Recouvrant ses six émotions (la joie, la peur, le dégoût, la colère, la surprise et la tristesse), matières de sa créativité, l’humain renoue avec son être pour pouvoir retrouver sa vérité profonde et agir en créateur, moteur d’évolution et de progression des sociétés. 3 A travers l’expression plastique des six émotions (figure 2) et les toiles subtilisées par la nudité féminine (Exp. figure 1), l’appel à la libération de l’être est exprimé différemment pour laisser émerger ce côté lumineux, enfoui souvent sous les strates du conformisme.

Dans l’espace-temps de l’émouvance, les œuvres se veulent proches du public et l’invitation est ouvertement annoncée au toucher des matériaux et des fibres et aux goûts et fragrances de l’enfance, procurés par les cachets-émotions, concoctés artisanalement avec des arômes naturels.

Dans les airs, flotte l’être, cette petite voix tapie parfois dans les obscurités, contenu souvent dans les détails de l’existence ; l’extirper d’un oubli devenu quasi-automatique par les lourdeurs sociales et l’autocensure, est le salut de toute âme se voulant être libre. L’univers où s’épanouit une créativité foisonnante n’a plus de place pour les noirceurs et moins encore pour l’obscurantisme exacerbé et éphémère.

Artistes Participants aux œuvres : Khaled Abida, Ikram Ben Brahim, Saif Ben Hammed, Hichem Ben Khélifa, Hamadi Ben Neya, Sabrine Ben Ouali, Mahmoud Bouchiba, Hamza Fetni, Mouna Fradi, Nourhène Ghazel, Houcem Ghorbel, Houda Ghorbel, Sadika Keskes, Chawki Lahmar, Yosr Messaoud, Takoua Mned, Marwen Trabelssi, Imene Wadhene. Commissaire de l’exposition : Neïla Mhiri

Source : CP

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Journaliste et expert en communication, elle est la fondatrice du guide et magazine de voyage 1001Tunisie. A été Conseiller auprès du ministre du tourisme tunisien et reçu le Prix de l’Innovation Google Tunisie (Juin 2013). Passionnée de son pays, elle en connait les moindres recoins et a collaboré sur plusieurs livres, émissions tv, projets de développement.

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