Le Syndicat national des journalistes tunisiens a appelé au « retrait immédiat et inconditionnel » de la décision de suspendre les activités de la Ligue tunisienne des droits de l’homme pour un mois, exprimant sa « solidarité pleine et inconditionnelle avec la Ligue ».
Le syndicat a souligné que la Ligue est « l’un des principaux piliers de la lutte pour les droits de l’homme en Tunisie », compte tenu de sa longue histoire de défense des libertés publiques et individuelles et de soutien aux victimes de violations.
Dans un communiqué publié samedi, le Syndicat des journalistes a appelé au « respect de l’indépendance des organisations de défense des droits de l’homme et des médias », ainsi qu’à la création d’un environnement respectueux des droits et libertés, tels que garantis par la Constitution et les conventions internationales. Il a également souligné la nécessité de préserver un espace civil et médiatique libre, le décrivant comme une condition essentielle de tout processus démocratique.
Le syndicat a réaffirmé son ferme engagement dans la défense des droits et libertés, renouvelant sa pleine solidarité avec la Ligue tunisienne des droits de l’homme, qu’il a qualifiée de « réalisation nationale bâtie sur les sacrifices de générations de militants ».
A noter que le comité exécutif de la Ligue tunisienne des droits de l’homme a annoncé vendredi soir avoir reçu des informations indiquant qu’une décision avait été prise de suspendre ses activités pour un mois. La Ligue a déclaré qu’elle avait l’intention de contester la décision par la voie judiciaire, tout en présentant des preuves prouvant son respect de toutes les lois régissant ses activités.