La Tunisie est en passe de récolter plus de 22 millions de quintaux de céréales cette saison, dépassant les 20 millions de quintaux enregistrés l’année dernière. La campagne de récolte, déjà commencée dans plusieurs gouvernorats, progresse progressivement à travers le pays.
Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de la Pêche a déployé un dispositif logistique complet pour assurer le bon déroulement des opérations de récolte, de transport et de stockage.
En termes de terres cultivées, la superficie ensemencée a atteint environ 991 000 hectares, soit 87% de l’objectif initial de 1,145 million d’hectares. Ces zones sont réparties comme suit :
533 000 hectares de blé dur,
49 000 hectares de blé tendre,
400 000 hectares d’orge,
9 000 hectares de triticale.
La plupart de ces superficies cultivées sont concentrées dans les gouvernorats du nord (834 000 hectares), le reste étant réparti dans les régions du centre et du sud.
Au total, 2 750 moissonneuses-batteuses sont opérationnelles cette saison. Depuis mai 2026, une campagne de calibrage visant plus de 1 300 machines est en cours pour réduire les pertes de récolte.
La collecte des céréales s’appuiera sur un réseau d’environ 200 centres de collecte agréés, avec une capacité de stockage combinée de 8 millions de quintaux. Les besoins en ficelles de pressage ont été estimés à 15 000 tonnes dont 4 500 tonnes de paille longue et 10 500 tonnes de paille courte.
Pour le transport, un plan d’évacuation mixte a été adopté, comprenant :
60 wagons de chemin de fer de voie normale et 38 wagons de voie métrique desservant les gouvernorats de Béja, Jendouba et Bizerte ; 400 camions conventionnés par l’Office des Céréales ;
9 véhicules exploités directement par l’Office pour le transport courte distance au sein du Grand Tunis.
Des mesures de prévention des incendies ont également été mises en œuvre, notamment un programme de désherbage et l’entretien des voies d’accès adjacentes aux fermes céréalières.
La consommation annuelle de céréales en Tunisie s’élève à environ 30 millions de quintaux. Le déficit en blé tendre est comblé par les importations destinées à la production de farine et de pain.