HistorIAR est une start-up du secteur des technologies innovantes qui apporte des expériences XR innovantes, mobiles et portables, à des sites de toutes sortes : Sites archéologiques, arènes publiques, paysages historiques, parcs culturels.

L’entreprise est en train de créer une application pour le Port Punique de Carthage. Celle-ci a pour but de recréer l’histoire en faisant revivre les temps et l’environnement historiques. En fait, HistorIAR utilise des technologies de pointe qui aideront le visiteur à vivre une expérience immersive. Concrètement, il vous suffira de pointer la caméra de votre smartphone quelque part sur le site et de commencer le voyage. “C’est à ce moment que toute la magie se produit!”. Par Amel DJAIT

Présentez nous HISTOR-IAR. Quel est votre cœur de métier?

Houda BAKIR: HISTOR.IAR propose des applications mobiles qui se proposent de redonner vie aux sites touristiques patrimoniaux, culturels et archéologiques grâce à des montages technologiques que l’on caractérise de réalité augmentée et d’intelligence artificielle. Notre application est une source de mise en relief qui permet aux visiteurs d’un site historique de voyager à travers plusieurs siècles pour une expérience immersive dans le passé.

Quels sont vos profils? Qui se cache derrière cette entreprise ?

Je suis Houda Bakir, la fondatrice de ce projet et suis experte en reconstruction 3D et chercheur principal en Intelligence artificielle département recherche et développement R&D. HISTOR. IAR est porté par Jihed Makni, la cofondatrice de l’entreprise qui est experte en marketing et Doctor Magistralis en sciences de tourisme.

Jihad Makni, co-fondatrice d’HistoRia

Vous présentez actuellement une appli en Réalité augmentée sur le site du port punique. Qu’est ce que ca veut dire en « réalité augmentée”?

Une visite augmentée consiste en la superposition de la réalité et de composantes informatiques, en temps réel. C’est l’intégration d’éléments virtuels, de façon réaliste, dans une séquence d’images, en utilisant les dispositifs d’interaction 3D.

Cette technologie offre un voyage sensoriel et une notion de temporalité jusqu’alors imperceptibles, sans dénaturer le lieu. Elle permet ainsi de visiter un même lieu de patrimoine à la fois tel qu’il est dans son environnement actuel, tel qu’il a été par le passé.

Le port punique de carthage en Réalité Augmenteé ( expérimental)

Ce genre d’expérience fait aujourd’hui partie du quotidien des touristes à l’étranger. Pourquoi en Tunisie cela reste encore inaccessible et indisponible alors que la destination pour développer son offre culturelle en a grandement besoin? 

Le tourisme culturel est en pleine croissance et représente aujourd’hui 40% du tourisme international. Bien que la culture soit un élément indissociable du Tourisme, le ministère de la culture et l’ONTT ne semblent pas en tirer profit et ne coopèrent pas, stratégiquement, à ce niveau.

Pourtant, l’enjeu des nouvelles technologies est majeur même si certaines personnes restent réticentes à leurs utilisations. La réalité augmentée prend énormément d’ampleur à l’étranger. Il est grand temps, aujourd’hui, en Tunisie, d’instaurer une culture numérique afin de s’adapter aux nouvelles tendances mais aussi aux nouvelles attentes des clients et des voyageurs.

Ne savons-nous pas produire ces applications et programmes ou nous n’avons pas les consommateurs qui les veut? Nos politiques encouragent-elles vraiment le développement de ces technologies?

Des applications similaires en Tunisie ont vus le jour. Elles n’ont pas connues une notoriété assourdissante. Il est vrai que les consommateurs sont encore peu enclins à les utiliser pour différentes raisons possibles comme le manque d’expériences, de disponibilités, la nouveauté du produit dans le pays…

Ceci dit, il faut savoir qu’il ne suffit pas de développer des applications. Il faut mettre en place une politique pour réduire le manque de culture entrepreneuriale dans ce domaine. Si on veut que ce secteur s’envole, Il est très important de le soutenir et appuyer.

Comme toutes les entreprises, et surtout dans cette filière, les entreprises doivent être capables de définir préalablement leurs marchés. Souvent, elles tombent dans la sous-estimation du pouvoir du marketing.

Vous savez, le défi premier pour une “start-up in Tech” est le Marketing qui s’avère très ‘gourmand’ en ressources essentiellement financières. Pour se faire un ‘nom’, une image de marque, il faut inéluctablement établir un plan de promotion (direct ou indirect) et lever des fonds.

Contact: http://histori-ar.com/