Docteur Riadh Daghfousdirecteur général du Centre national de pharmacovigilance, a déclaré mardi : 12 mai 2026dans une déclaration à Tunisie Numériqueque le Hantavirusdont la propagation a été signalée à bord du navire touristique Hondiusest un virus connu depuis plusieurs décennies.
Il a expliqué que le virus avait commencé à se propager La Corée du Sud en 1950avant d’y être clairement identifié dans 1978. Des cas ont également été enregistrés dans le Les États-Unis en 1993.
Un virus présent dans le monde entier mais dont la propagation est limitée
Selon le Dr Daghfous, le Hantavirus existe sur tous les continents, mais sa propagation reste limitée.
Il a souligné que son principal réservoir est constitué par les rongeurs, notamment les rats et les souris, qui peuvent être porteurs du virus et le transmettre à l’homme par les excréments, la salive ou par l’inhalation de particules contaminées.
La transmission interhumaine reste très difficile
Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance a souligné que la transmission d’une personne à une autre est très difficile.
Il a expliqué qu’une telle transmission nécessiterait une exposition prolongée au même air sur une longue période. Contrairement au Covid-19 ou à la grippe saisonnière, a-t-il expliqué, le hantavirus ne se propage pas facilement, ce qui explique son faible niveau de transmission dans le monde.
Environ 38 souches identifiées
Le Dr Daghfous a ajouté que presque 38 souches d’Hantavirus ont été identifiées. La souche détectée à bord du navire touristique fait partie de celles qui peuvent, dans certains cas, se transmettre d’humain à humain.
Il a toutefois insisté sur le fait qu’une telle transmission reste extrêmement rare et difficile. Les infections actuelles se limitent à un certain nombre de personnes qui se trouvaient à bord du navire, tandis que celles qui sont entrées en contact avec elles sont actuellement en quarantaine.
Il a également exclu à ce stade la possibilité d’une propagation de la transmission dans l’espace public.
Cas asymptomatiques possibles
Le Dr Daghfous n’a pas exclu la possibilité d’infections sans symptômes, ce qui pourrait rendre difficile l’établissement d’un nombre précis de cas dans certains pays, dont l’Argentine.
Il a toutefois souligné que la situation actuelle n’est pas alarmante pour deux raisons principales : la maladie est connue depuis longtemps et sa propagation reste faible.
Un virus potentiellement grave
Concernant la dangerosité du virus, le Dr Daghfous a indiqué que la principale préoccupation réside dans d’éventuelles complications.
Les premiers symptômes peuvent ressembler à ceux de la grippe saisonnière, notamment de la fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires. Toutefois, dans certains cas, le virus peut entraîner des complications touchant les poumons, le cœur ou les reins.
Il a ajouté que le taux de mortalité parmi les personnes infectées pourrait se situer entre 30% et 40%en fonction de l’état du patient.
Aucun cas enregistré en Tunisie
Dr Riadh Daghfous a conclu que la Tunisie est actuellement loin du risque d’enregistrer des cas d’Hantavirus, compte tenu de la difficulté de transmission et du nombre limité de cas détectés suite au voyage touristique.
Il a également rappelé que aucun cas n’a été enregistré en Tunisie depuis que le virus a été identifié pour la première fois.
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