Un Tunisien de 27 ans, nommé Dhafer M, a été arrêté pour des accusations présumées de terrorisme en région parisienne, puis placé en détention provisoire.
Selon Le MondeComme l’a confirmé le Parquet national antiterroriste (PNAT), il a été interpellé le 7 mai et mis en examen le 11 mai pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des infractions contre les personnes ».
Une attaque terroriste présumée visant le musée du Louvre semble avoir été déjouée après un simple contrôle routier à Paris.
Dhafer M, qui vivait illégalement en France, est soupçonné d’avoir planifié un violent attentat d’inspiration djihadiste. Il aurait parlé de cibler le Louvre et des membres de la communauté juive du 16e arrondissement de Paris, sans toutefois avoir encore choisi de cible précise. Il aurait également envisagé de rejoindre l’Etat islamique en Syrie ou au Mozambique.
Le 28 avril, la police l’a arrêté dans le centre de Paris. Il conduisait avec un faux permis. Né à Djerba, en Tunisie, en 1999, il était arrivé en France en 2022 via Lampedusa, en Italie, à la recherche de travail. N’ayant aucun titre de séjour valable, il a été envoyé dans un centre de rétention administrative.
Lorsque la police a vérifié son téléphone, elle aurait trouvé de nombreuses vidéos de propagande djihadiste, des centaines de photos d’armes à feu et de couteaux et une photo de profil sur les réseaux sociaux montrant un combattant de l’Etat islamique exécutant des prisonniers. Il y aurait également eu une vidéo de lui levant son index – un signe djihadiste courant – tout en disant « Allahu Akbar ».
Il aurait discuté de projets terroristes via des applications de messagerie cryptée avec des personnes à l’étranger et aurait mentionné qu’il savait comment pénétrer dans le Louvre et éventuellement y poser des explosifs.
Une vidéo de la façade du musée aurait été enregistrée sur son téléphone. Il aurait également parlé de fabriquer du poison à la ricine et d’attaquer des Juifs dans le 16e arrondissement, où il travaillait souvent. Il aurait déclaré qu’il regrettait d’être venu en France, pays des « infidèles », et qu’il souhaitait partir rejoindre l’EI.
Ses recherches sur ChatGPT auraient montré des questions telles que « comment fabriquer une bombe, comment obtenir des produits chimiques pour les explosifs et quels dégâts 100 grammes de TNT pourraient causer ». Il aurait également recherché des groupes djihadistes en Syrie, au Mozambique et au Niger.
Après neuf jours de détention, un juge a ordonné sa libération, mais la police antiterroriste de la DGSI l’a immédiatement arrêté à sa sortie. Lors de son interrogatoire, il a nié avoir planifié une quelconque attaque et a déclaré qu’il était simplement curieux de savoir ce que pensent les partisans de l’Etat islamique. Son avocat n’a fait aucun commentaire public.
L’enquête a été ouverte le 6 mai et est menée par la DGSI et la cellule antiterroriste de Paris.