Le Forum des rédacteurs en chef africains (TAEF) appelle les autorités tunisiennes à libérer immédiatement le journaliste chevronné Zied El Heni, détenu pour avoir exprimé ses opinions sur les questions de gouvernance.
Dans un communiqué publié lundi 27 avril 2026 et signé par son président, Churchill Otieno, le TAEF a exprimé sa profonde préoccupation et sa solidarité sans faille avec El Heni suite à son arrestation et sa détention.
Citant des rapports du parquet près le tribunal de première instance de Tunis, selon lesquels le parquet a autorisé la brigade de cybercriminalité d’El Aouina à placer El Heni en garde à vue, vendredi 24 avril, suite à une convocation qu’il a reçue concernant une publication partagée sur son compte Facebook officiel. TAEF a souligné qu’El Heni jouit d’une réputation de longue date pour son engagement en faveur du discours public et de la liberté des médias.
« Sa détention pour le simple fait d’avoir exprimé son opinion sur les réseaux sociaux constitue une escalade inquiétante dans le recours à la législation sur la cybercriminalité pour faire taire les voix des journalistes », indique le communiqué.
TAEF a souligné les points suivants :
Liberté d’expression : Exprimer une opinion sur les plateformes sociales est un droit fondamental et non un acte criminel.
Utilisation abusive de la législation : Le déploiement de la Cinquième Brigade centrale de lutte contre les délits liés aux technologies de l’information et de la communication contre un journaliste pour une publication sur les réseaux sociaux crée un dangereux précédent pour la liberté de la presse dans le pays et la région.
Un appel à l’unité : TAEF appelle tous les membres du paysage médiatique africain et les organisations internationales de défense des droits de l’homme à défendre Zied El Heni.
TAEF a en outre exhorté les autorités tunisiennes à respecter les principes de liberté d’expression et les protections accordées aux journalistes et à libérer immédiatement El Heni.
« Nous continuerons à surveiller la situation de près et à plaider pour la protection de nos collègues à travers le continent », ajoute le texte.