Après avoir été ccondamné pour la première fois en juillet 2024 et condamnés à huit mois de prison en vertu du décret-loi 54 pour « diffusion de fausses nouvelles », les deux journalistes s’apprêtaient à retrouver leur liberté lorsque de nouveaux mandats d’arrêt ont été émis en décembre 2024 pour blanchiment d’argent et évasion fiscale. « Une nouvelle fois, notre demande de libération conditionnelle a été rejetée, sans qu’on puisse comprendre ce qui justifie que notre père reste en détention en attendant un jugement définitif », a condamné Inès, la fille de Mourad Zeghidi. Cette incompréhension est d’autant plus justifiée qu’après plus d’un an et demi d’enquêtes menées auprès de la Banque centrale, Interpol et les autorités européennes n’ont révélé aucun flux financier suspect, ni avoir caché, ni transaction douteuse. Pourtant, le 22 janvier 2025, la chambre criminelle a condamné les deux journalistes à trois ans et demi de prison supplémentaires, tout en leur confisquant leurs biens et en saisissant leurs parts sociales, des mesures qui portent gravement et durablement atteinte à leur situation professionnelle et économique.