Le Conseil bancaire et financier (CBF) a annoncé la publication d’un Guide de décarbonation des portefeuilles des institutions financières, accompagné d’une note sur les enjeux des émissions financées et des plans de transition, ainsi que d’une liste des activités économiques éligibles à la taxonomie climatique de la Tunisie.
Conçu pour fournir au secteur bancaire et financier un cadre méthodologique adapté au contexte national, le guide poursuit principalement trois objectifs : accompagner les institutions financières dans la réduction de leurs émissions de carbone financées, fournir des outils et des recommandations pour mieux comprendre et agir en matière de décarbonation, et offrir des orientations spécifiques pour adapter les approches globales au contexte tunisien, a indiqué le CBF.
À l’heure où les exigences internationales en matière de finance durable se durcissent et où l’alignement des flux financiers sur les objectifs de l’Accord de Paris devient essentiel, le CBF, le Programme des Nations Unies pour le développement et le ministère de l’Environnement publient conjointement ce guide pour accompagner le secteur bancaire et financier dans sa transition vers une économie bas carbone.
La décarbonisation fait référence au processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en particulier de dioxyde de carbone (CO₂), résultant des activités humaines. Dans le secteur financier, il s’agit principalement d’aligner les portefeuilles d’investissement et de financement sur les objectifs climatiques mondiaux, tels que ceux définis par l’Accord de Paris.
Cet alignement est crucial, car les institutions financières jouent un rôle central en orientant les flux de capitaux vers des activités économiques à faibles émissions de carbone.
Les institutions financières tunisiennes disposent d’une opportunité majeure pour accélérer la transition énergétique du pays. Des investissements stratégiques dans les énergies renouvelables, en particulier l’éolien et le solaire, pourraient réduire la dépendance énergétique, renforcer la résilience économique et aligner la Tunisie sur les objectifs de l’Accord de Paris.