Le 16 avril 2026, lors d’une session de l’Assemblée générale des Nations Unies tenue à New York, la Tunisie a réitéré sa position sur la situation au Moyen-Orient, alors que les délégués examinaient l’usage du droit de veto en relation avec un projet de résolution sur la montée des tensions dans la région.
S’exprimant au nom de la Tunisie, le représentant permanent du pays auprès des Nations Unies, Nabil Ammar, a prononcé un discours marqué par un appel au respect du droit international et une vive critique de l’inaction de la communauté internationale face aux crises en cours.
Un soutien fort aux pays arabes
Dès le début de son intervention, la Tunisie a exprimé sa « pleine » solidarité avec plusieurs pays arabes, notamment l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis, le sultanat d’Oman, la Jordanie et l’Irak.
Cette position intervient à un moment de tensions régionales accrues, dans un contexte de menaces persistantes contre la sécurité, la stabilité et la souveraineté de ces États.
Engagement envers les principes du droit international
La diplomatie tunisienne a également réaffirmé son attachement aux principes fondamentaux de sa politique étrangère, notamment le respect de la souveraineté de l’Etat, l’adhésion à la Charte des Nations Unies et la primauté des solutions pacifiques dans la résolution des conflits.
A travers cette déclaration, Tunis a souligné la nécessité de donner la priorité au dialogue et aux mécanismes diplomatiques en réponse à une escalade qui dépasse désormais le cadre régional.
Critique de l’échec de la communauté internationale
Sur un ton plus aigu, Nabil Ammar a déclaré que la situation actuelle, qu’il qualifie de « tragique », constitue une menace directe à la stabilité et à la paix mondiales.
Selon lui, la crise est « la conséquence directe de l’échec de la communauté internationale » à garantir les droits fondamentaux du peuple palestinien sur l’ensemble de son territoire.
Il a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « scandale moral, éthique et humain mondial sans précédent », faisant référence à des pratiques qui, selon lui, n’ont pas été suffisamment condamnées par la communauté internationale.
Un appel implicite à la mobilisation internationale
Si la Tunisie n’a pas avancé de proposition concrète lors de ce discours, elle a néanmoins lancé un appel implicite à une prise de conscience collective plus large et à une mobilisation internationale plus forte.
Ce discours s’inscrit dans la ligne de la position de longue date de la Tunisie sur la cause palestinienne et les conflits au Moyen-Orient, fondée sur la défense du droit international et le rejet des politiques unilatérales.
À une époque marquée par des divisions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment sur l’usage du droit de veto, cette déclaration reflète la détermination de Tunis à réaffirmer les principes qu’elle considère essentiels à la préservation de la paix internationale.
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