Tourisme : Arrêtons de parler qu’en termes de statistiques !

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C’est exactement ce genre de communiqué qui nous a bérné pendant des années! A part Tabarka, qui peine à remplir durant le mois d ’Aout, cette région aux attraits incontestables et inexploitées pourrait en effet attirer bien plus de touristes. En attendant, elle est surtout une destination de tourisme local et de tourisme de proximité pour les Algériens voisins.

Situé au nord ouest du pays, à une vingtaine de kilomètre au sud de Tanarka, Ain Drahem est un lieu de villégiature privilégiée tout au long de l’année et plus particulièrement en hiver. Par ses maisons aux toits de tuiles rouges, par sa forêt dense de chênes-liège, sa richesse giboyeuse, notamment en sangliers, elle est appréciée en toutes saisons pour la chasse, la fraîcheur de son climat, les randonnées pédestres, équestres ou en VTT et le thermalisme.

Soit! Je vous défie de vous pointer à n’importe quel moment de l’année et de pouvoir acheter et profiter de pareils programmes. La tâche sera ardue, l’organisation complexe, les informations difficiles à trouver…

Même si la région compte 29 unités hôtelières avec une capacité d’accueil totale estimée à 6270 lits, 10 restaurants touristiques, 5 centres de plongée, un terrain de golfe, un casino et un centre équestre, celle-ci reste bien tristounette. La région compte 3 centres de thalassothérapie, une station de thermalisme, un train touristique, une base nautique, 3 centres de loisirs nautiques outre la réserve nationale d’El Feija, le musée de Chemtou et le site archéologique de Bulla Rejia.

Sur le papier et bien que disposant d’un aéroport international, d’un port de plaisance, de 3 centres de loisirs, d’un circuit touristique à l’intérieur des forêts et de 4 centres de quad, celle ci est loin d’être une vraie destination. Les infrastructures sont vieillotes, l’animation inexistante, les restaurants aucunement attractifs. Les villes phares de la région deviennent vides à la tombée de la nuit et on y trouve aucune adresse de shopping!

Lorsque l’on ne comptabilisera plus les destinations touristiques en termes de chiffres et de statistiques, alors peut être que les choses commenceront à changer ? C’est au prix d’un vrai investissement humain et matériel que de pareilles destination pourront devenir de vraies destinations vivantes et attractives. En attendant, cette saison 2011 ne sera qu’une saison comme les autres. Pas bien brillante !  TAP/ AD

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