Rached Ghannouchi remonte aux origines d’Ennahdha

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Pour répondre à ces questions et connaitre sa vraie personnalité et son parcours politique et religieux; rien ne vaut que d’aller à la source même. A savoir sa conférence de presse tenue après son retour de son exil londonien en présence de Abd. Mourou http://www.sentinelle-tunisie.com/politique/item/rached-ghannouchi-remonte-aux-origines-dennahdha et jeter un coup d’œil sur les autres sources qui le présentent. Mais une chose est sûre. Cette conférence apporte plus d’interrogations que de réponses

Né à El Hamma de Gabès de parents très pauvres, probablement au début des années 1940 (en plein deuxième guerre mondiale), peut-être même avant car au vu des pratiques de l’époque, il serait curieux de voir un pauvre paysan, journalier dans l’oasis d’El Hamma vivant certainement dans un gourbi ou une hutte, comme tous les paysans de la bourgade, inscrire un nouveau-né de sexe masculin. En effet, il était courant que les parents cachaient aux autorités françaises la naissance d’un garçon pour retarder le service militaire et on l’inscrit quelques années après. Habib Bourguiba, par exemple est né probablement en 1898 mais inscrit le 3 août 1903. Ghannouchi le sera le 21 juin 1941. Il nous déclare qu’il a été lui-même ouvrier agricole dès l’âge de 12 ans. Après le koutab, il va poursuivre ses études primaires à Gabès dans une école arabe et non pas franco-arabe, puis il regagne Tunis pour des études à la Zitouna. Il obtient le brevet appelé « Attatoui3 » Juste de quoi devenir instituteur à Gafsa dans une école qui enseigne uniquement l’arabe  (Al Madrassa Echaibya). Ses collègues se rappellent de lui comme étant un frustre et un pingre difficile à fréquenter. Il est certain que cette période de son enfance et de sa jeunesse va le marquer profondément et expliquer son état psychologique de doublement frustré, face aux jeunes de son époque tant à Gabès qu’à Tunis ou à Gafsa; beaucoup plus riches que lui et face aux Français et autres Européens dans ces villes, pour lui « des impies » à ne pas approcher.

Parti en 1964 au Caire pour s’inscrire à la fac pour des études d’ingénieur agronome, qu’il abandonne rapidement suite au rapprochement entre Bourguiba et Ben Nasser, pour rejoindre Damas la même année, il déclare qu’il s’est inscrit à l’université pour des études en philo. Pourtant dans sa conférence de presse, il signale qu’en « été 1964, sa bourse est suspendue et est obligé d’aller en Europe pour y travailler où il passe six mois dans divers pays». Alors quand a-t-il étudié à Damas ? Comment a-t-il obtenu sa maîtrise de philo ? Mystère total d’autant plus qu’il ne parle plus de son retour en Syrie. Difficile de croire alors qu’il fut  diplômé chez les baathistes en une si courte période, même si ces derniers offraient ou vendaient ces diplômes à tout Arabe acceptant de diffuser leur idéologie. Arrivé en France au mois d’août 68 après son périple en Europe, lui qui ne parle ni n’écrit le français, nous déclare qu’il a obtenu un doctorat en philo… à la Sorbonne. En quelques semaines ? puisqu’il nous signale qu’il était revenu en Tunisie via l’Andalousie et l’Algérie en 1969 avec son frère qui lui avait appris que leur mère était mourante. Curieux voyage pour rejoindre la mère. Ce qui est sûr c’est que c’est un mensonge honteux totalement démenti pour la simple raison qu’il sera recruté comme professeur du secondaire (et non pas à l’université) pour enseigner l’instruction civique et religieuse et non pas la philo comme il le prétend, d’autant plus que  Wikipédia ne mentionne que son brevet (le tatoui3) à la Zitouna comme diplôme et non pas une maitrise à Damas et un doctorat à la Sorbonne. D’ailleurs, comment expliquer que lui, le grand docteur en philo, se fasse inscrire à l’université de la Théologie de Tunis pour un DEA sur Ibn Taymiyya qu’il n’a jamais terminé ou soutenu et que certains jugent du niveau d‘un étudiant de la 1ère année. Dans son article « Ghannouchi, ment-il sur son parcours intellectuel ? » paru dans l’hebdo du Maghreb du 24 août 2012, l’universitaire Hamadi Redissi signale qu’il n’est ni philosophe ni théologien. Il est un idéologue. Donc un simple agitateur qui a appris le Coran et les citations des théologiens salafistes d’Ibn Taymiyya à  Kotb à Al Mawdoudi ou encore Al Banna. Aucune théorie propre à lui mais des slogans dans tous ses discours. Et comme on dit « au pays des aveugles le borgne est roi ». Ici c’est plutôt dans un monde de simples incultes et analphabètes, réciter n’importe quoi en arabe littéraire et on devient un génie Et Ghannouchi use et abuse de citations du Coran et de la Sunna, mais en ne choisissant que ce qui lui convient ou de ténébreux théologiens wahhabites pour embrigader ses fidèles. Il reste marqué par sa formation du koutab, à savoir réciter sans  chercher à comprendre ou à raisonner.  C’est d’ailleurs le grand handicap de la Ennahdha. Aucun idéologue parmi ses militants n’a enrichi le mouvement par ses recherches contrairement à tant de mouvements islamistes, turc, afghan, iranien, saoudien… C’est pourquoi Ghannouchi qui a arnaqué deux titres de « Cheikh » et de « docteur en philo » reste un nain face aux théologiens Tunisiens de renommée mondiale qu’ils soient anciens ou contemporains.

Au vu de toutes ces données de pauvre petit instituteur et de son évolution politique chaotique de nationaliste arabe socialiste de J. Abdenasser, puis tour à tour baathiste, frère musulman, wahhabite, salafiste  pour finir admirateur de Ben Laden et des gens de Qaïda vouant une haine implacable contre l’Occident impie et ne cessant d’appeler à gommer Israël et à tuer les juifs. Il s’installe dans les régions les plus chaudes de la guérilla islamiste surtout au Soudan où il devient émir et beau-frère du sinistre Hassen Al Tourabi, ou rédigera la charte du FIS algérien de triste mémoire, il sera inscrit dans la listes des terroristes recherchés partout. Cela n’empêche pas certains de l’accuser d’être un agent double au service de la CIA ou des anglais car comment expliquer qu‘un petit enseignant quittant la Tunisie au début des années 90, nous revienne en milliardaire après son exil à Londres. Il faut dire que le commerce de la religion est le mieux payé au monde. Il est donc primordial de constater que son enfance et  sa jeunesse ressemblent terriblement à celles  d’un Mussolini, d’un Hitler,  de tant de généraux ou dictateurs Arabes ou Sud-américains, Franco, Pinochet, Kadhafi, Assad,…qui issus de milieu très pauvre, de socialistes au début, vont virer vers l’extrême droite et appliquer les pires dictatures du 20e siècle. Par simples coups d’Etat ou par le jeu démocratique sous la menace de leurs forces paramilitaires, ils prennent le pouvoir et se pensent Dieu le Père. Ils ne reculent devant rien pour assouvir leur vengeance contre cette blessure du passé qui les a marquée à vie. Même misère même cursus académique brisé, même échecs, même haine des pauvres et attrait pratiquement physique de la puissance. Ils ont été et sont restés dictateurs, calculateurs et sans pitié pour leurs ennemis comme pour leurs alliés du moment. Et finalement Rachèd Ghannouchi n’est qu’une pale copie de ces individus et comme eux, il ne changera jamais. Dire qu’il sera démocrate, c’est lui faire injure tout simplement et mener le pays à la ruine annoncée car le wahhabisme est connue comme un doctrine qui rend les maîtres richissimes et la masse en esclave qui va vivre l’enfer sur terre en attendant le paradis promise par ces arnaqueurs.

Mahmoud Bedoui

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Journaliste et expert en communication, elle est la fondatrice du guide et magazine de voyage 1001Tunisie. A été Conseiller auprès du ministre du tourisme tunisien et reçu le Prix de l’Innovation Google Tunisie (Juin 2013). Passionnée de son pays, elle en connait les moindres recoins et a collaboré sur plusieurs livres, émissions tv, projets de développement.

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