« Hezb Ettahrir » s’expose à Hammamet et explose Manouba

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Une méga tente sous laquelle des militants en « qamis » et des « femmes » en niqab exposaient des livres de coran et distribuaient  des tracts pour faire connaitre leur parti.

Le vendeur des journaux  qui a tout observé n’en revient pas comme une bonne partie de la population de la ville. Il raconte : « Vous avez vu hier ? Une petite trentaine qui ont fait beaucoup d’effet en  distribuant leur livre noir; Un destour. Ils sont bizarres et font flotter des drapeaux noirs! Les touristes, pas très nombreux, ont observés hagards…Un dimanche bien assez triste! ».

Les images sur le net ont eu le temps de faire le tour du monde.Qui payera la facture des images de Hammamet enveloppée dans un drapeau noir? Combien cela coûtera pour en effacer l’impact? Comment un parti non autorisé peut-il s’installer sur une place publique en toute impunité? Pourquoi un gouvernement démissionaire laisse-t-il le pays sans rênes? Pourquoi un gouvernement qui tarde à se composer ne s’assure t-il pas du respect de l’état de droit et de la sécurité de sers citoyens?

Afin d’en savoir davantage sur cette manifestation, nous avons tout de même pris contact par téléphone avec le porte parole du ministère de l’intérieur qui a précisé : « Ce ne sont que 2 ou 3 personnes assises devant une table et qui faisaient de l’animation culturelle.  Ils ne faisaient rien de mal et il n’est pas de notre ressort de les arrêter. Ils ne sont pas un parti politique puisque celui-ci n’existe pas!  » Sans commentaires!

Donc, que ceux qui veulent comprendre la différence entre un parti politique non autorisé et une association culturelle n’ont eu qu’à mettre le cap hier sur la Manouba. On n’y interne plus les fous de dieu qui veulent imposer des règles rétrogrades, ce sont ceux qui refusent de réaliser que les intérêts politiques, claniques et personnels sont au dessus de l’intérêt général qui ont droit à l’électrochoc de leur vie!

Si le dicton dit que « plus on est de fous plus on s’amuse », la Manouba étant le symbole de l’asile des fous en Tunisie, les tunisiens et tunisiennes peuvent ainsi saisir après les événements d’hier qu’ils sont pris en otage par une minorité bruyante qui ne reculera devant rien. L’université est tout autant sacré qu’une mosquée. Elle est un  des symboles et fiertés de la Tunisie moderne. Oser s’y attaquer est un acte de guerre. Si certains pensent qu’il ne s’agit que de diversions, de faux débats et de polémiques stériles, peut-être faudrait-il leur préciser que c’est plutôt d’une déclaration de guerre qu’il s’agit. Sommes nous en guerre ou encore dans un débat?

Amel DJAIT

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