Douz, l’antichambre du désert

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DouzDouz est souvent appelé la porte du désert, la ville de Douz serait plutôt son antichambre. Alors que la ville était loin d’être, dans l’histoire de l’oasis, la plus importante de la région. Actuellement, elle n’est plus en apparence qu’une ville qui brille de mille lumières une fois par an, durant le Festival International du Sahara. Pourtant, à bien y chercher, lieux insolites, artisans de qualité, sites sublimes foisonnent… Douz, une ville à découvrir.

Douz abrite l’un des marchés les plus typiques et colorés de Tunisie. C’est sur la place du village que l’on peut faire le plein de produits artisanaux. Tous les jeudis matin, on peut profiter du spectacle du marché des ânes et des dromadaires. Un moment à ne pas rater.

Ce marché hebdomadaire vous permettra aussi d’aller à la rencontre des habitants de la région, les « Mrazig », nomades sédentarisés vivant à Douz et dans ses alentours. Certaines sources parlent de 50 000 individus descendant de la  tribu des « Banu Suleyman ». Une tribu qui a quitté la péninsule arabique en VIIème siècle après J.-C. passant par l’Egypte et la Lybie avant d’arriver en Tunisie. Une branche regroupant environ 30 000 « Mrazig » vit aussi aux Emirats arabes Unis et à Oman.

Pour en revenir à la ville de Douz, sachez que l’animation principale de la vie quotidienne se fait autour des arcades. Une place joliment plantée de vieux tamaris de plus de 200 ans. Il est impossible de rater la jolie mosquée et les nombreuses boutiques d’artisanat. Nous vous conseillons notamment celle d’Ahmed pour sa vaisselle et poterie. Toujours vêtu d’une tenue traditionnelle et d’un chèche, son échoppe se trouve sur la place du marché. Non loin de là, se trouve « Hadj Jdidi » célèbre pour ses babouches faites à la main. Un tour s’y impose. A moins qu’un détour par la boutique d’Ali vous tente plus, surtout si vous êtes intéressés par les tenues sahariennes ou les burnous.

Pour vous restaurer, vous avez le choix entre un bon jus frais au « Café la Rosa » et son joli patio fleuri. Si par contre, vous avez une fringale plus importante, on vous suggère « Le Rimmel », avenue Taeib Mhiri, juste à côté de la poste. Excellente salade méchouia faite maison et un vrai couscous à base de grains traditionnels.

Une vrai esacapde à Douz passerait automatiquement par le musée du Sahara. Le dernier né des musées de Tunisie. Il est en fait un hymne à la vie d’un petit bout du désert tunisien. Un coin réduit entre le « Chott El Jerid » et le début du grand « Erg Oriental ». Ce musée « initie le visiteur au milieu physique et à ses composantes naturelles : végétation et faune ; puis il introduit aux civilisations oasienne et nomade à travers des supports matériels de la vie quotidienne, la sémantique des symboles et l’expression artistique telle qu’elle se manifeste dans la décoration des objets d’apparat (tissages, bijoux etc.) ou dans les tatouages aujourd’hui tombés en désuétude. »
Sachez que le conservateur du musée est écrivain, poète et médecin traditionnel. Si vous avez la chance de le croiser, il vous racontera son « Douz » personnel. C’est là que commencera un autre voyage.

Douz implique quasi-automatiquement une randonnée à dos de dromadaire. Essayez d’y aller suffisamment tôt pour vraiment prendre le temps d’apprécier votre balade. Si vous disposez de plus de temps, prenez le temps de faire une vraie immersion dans le Sahara tunisien.
Une nuit sous tente, un trek, un raid… Engouffrez-vous un peu plus dans les profondeurs du Sahara pour vraiment découvrir, décompresser, et vous laisser surprendre. De nombreux opérateurs locaux organisent des programmes. Nous y reviendrons.

Amel Djait

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