2011 Record du voyage en avion qui n’a jamais été aussi sûr !

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Pour comparer avec 2010, sachez que l’année dernière a enregistré 28 accidents mortels, qui avaient fait 828 victimes, selon le même cabinet. Avec un ratio d’un seul accident pour 1,52 million de vols, « 2011 est l’année la plus sûre » depuis que les statistiques du transport aérien ont commencé après la Seconde guerre mondiale, a déclaré à l’AFP Paul Hayes, directeur d’Ascend. « La majorité des accidents mortels a concerné de petits opérateurs locaux peu connus en dehors de la région qu’ils desservent », souligne également l’expert.

Selon M. Hayes, « les opérations aériennes sont deux fois plus sûres qu’elles ne l’étaient il y a quinze ans ». L’Australie, les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest sont incontestablement les régions les plus sûres, l’Afrique, l’Amérique Latine et les pays de l’ancienne URSS les moins sûrs. Pour autant, la sécurité aérienne s’améliore partout dans le monde au fil des décennies. Il faut dire que « la sécurité est la priorité numéro 1 du transport aérien », rappelle un porte-parole de l’Association internationale de l’aviation civile (IATA), représentant 84% du trafic mondial.

Automatisation de plus en plus sophistiquée
« L’objectif est le zéro accident même si on aura du mal à l’atteindre », renchérit Olivier Fainsilber, spécialiste de l’aviation au cabinet Oliver Wyman. Il souligne que la sécurité aérienne passe par le niveau de compétence « extrêmement élevé chez les pilotes, les contrôleurs aériens et les mécaniciens ». De son côté, Didier Bréchemier, spécialiste au cabinet Roland Berger, estime que ces statistiques résultent d’une amélioration de l’ensemble de la chaîne liée à l’information entre l’avion, le pilote et le sol, que l’on peut encore affiner. « A l’origine, dit-il, le système d’amélioration continue (…) ne concernait que les opérations en vols, ensuite il a été élargi à la maintenance avant de concerner les opérations au sol ».

L’IATA souligne que les sorties de pistes constituent les accidents les plus fréquents. Aussi les constructeurs développent-ils des systèmes pour alerter les pilotes d’une approche instable avant l’atterrissage. « La consolidation des compagnies aériennes, avec les grosses qui rachètent les plus petites, peut aussi permettre à des pays qui sont moins matures –en Afrique par exemple– d’améliorer le retour d’expérience », ajoute M. Bréchemier. Hamdoullah pas en Afrique du Nord , serions nous tenté de rajouter !

Malgré ces statistiques, l’aérien alimente toujours les fantasmes et le décalage demeure infondé entre la peur de l’avion et  la réalité statistique ». Un accident lorsqu’il survient est fortement médiatisé et toutes les statistiques du monde ne peuvent empêcher un pincement de coeur lorsque l’avion décolle.  Une peur parfois inavouée et, comme toutes les phobies, impossible à raisonner.
AFP/ AD

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